Le Petit Prince – Mark Osborne

Pas facile d’adapter l’inadaptable n’est-ce pas ? Pourtant Mark Osborne ne s’en sort pas si mal.

Les scènes fidèles au livre de Saint-Exupéry en stop-motion de papier sont de véritables petits bijoux. Ce sont 16 minutes d’une poésie et d’une douceur exceptionnelles. On voudrait que cela dure toujours !

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Mark Osborne a fait le choix de faire du Petit Prince une histoire dans une histoire.
La première partie m’a plue : la petite fille qui découvre la magie du monde et sort des sentiers battus grâce à l’histoire du petit prince comptée par son vieux voisin farfelu j’ai trouvé ça mignon.

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La troisième et dernière partie du film m’a quant à elle un peu ennuyée et dérangée. Le réalisateur extrapole, continue l’histoire de Saint-Exupéry à sa guise mais il en fait trop. Tout sonne très « moral à l’américaine ».
Ce parti-pris ne m’a pas du tout séduite alors que j’avais savouré précautionneusement la première partie…
Dommage ! Mais je vous encourage à aller voir ce que ça donne par vous même, l’adaptation reste sympathique !

Je vous laisse avec une petit vidéo du très beau livre pop’up du texte intégral des éditions Gallimard Jeunesse

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Comme un avion – Bruno Podalydès

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Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l’aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…
Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C’est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l’eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.

Qu’est-ce qu’un avion sans ailes? Un Kayak. C’est l’idée qui petit à petit s’inscrit en Bruno. Jusqu’à en devenir une véritable obsession.
Bruno est un quinquagénaire dont la vie professionnelle et personnelle stagne un peu. Il déborde de rêves mais ne prend jamais le risque de les concrétiser, de passer à l’action. Elles s’installent en lui sous forme de lubies.
C’est donc très logiquement qu’il achète pléthore d’accessoire de kayakiste, guides en tout genre, se perd dans l’admiration de dessins de coque de l’embarcation pendant ses heures de travail. Il tourne autour du pot, comme toujours. Même quand il saute le pas et achète -enfin, dans un accès de folie son kayak, il l’utilise dans son salon ou sur le toit de l’immeuble.

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Un peu poussé par sa femme, il prend finalement la mer (enfin la rivière) et assouvit ainsi son besoin de sortir des sentiers battus, du chemin tout tracé qu’est sa vie.

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Commence ainsi une douce odyssée, follement poétique, débordante de tendresse et d’humour.

Les faux-départ à répétition, la paresse et le quasi-sur-place de Bruno pourrait laisser penser qu’il est un aventurier manqué, mais il n’en est rien. L’aventure n’est bien souvent pas là où l’attend.

« Vous avez soif d’aventure, vous habitez au deuxième étage, vous montez tous les jours au deuxième étage, un jour ayez la curiosité de monter au troisième étage et l’aventure commence »
Georges Perec

A travers ce voyage (presque) immobile, Bruno goûte à la douceur de prendre le temps, de savourer la vie dans sa plus grande simplicité, se laisser bercer par les flots. Il expérimente avec bonheur le lâcher prise.

Un film bienveillant à voir pour prendre le temps d’arrêter le temps

Et pour se laisser bercer en musique je vous laisse avec :
Comme un avion sans aile – Charlelie Couture
Vénus – Alain Bashung