Moi après mois – Février 2016

 

En février il y a eu : le challenge #Flow29 jours. 29 jours. 29 photos. Ou comment ré apprivoiser l’appareil. Le bras de fer avec Pôle-Emploi pour obtenir ma convention de stage dans les temps. Le concert en hommage à Mano Solo des Hurelements d’Léo avec eux. Un repas improvisé pour leurs anniversaires et réussir l’exploit de nous trouver tous là. Les petites cartes qui s’amoncellent dans la poche intérieure de mon sac à main. Souhaiter que ce rituel perdure encore cent ans. Renouer avec Clermont-Ferrand pour le festival international du court-métrage. Ne jamais revenir de ma tendresse pour cette ville que j’ai eu tant de mal à apprivoiser quand il avait fallu y vivre. Les heures dans le noir qui s’enchaînent. Les petits endroits où se restaurer. L’attente, l’attente, l’attente. Et le lendemain, tout recommencer. Mais avec sa main dans la mienne. Retourner chez le coiffeur. Retour au court et au blond. Même si ce ne sera finalement qu’une histoire de reflets. M’enfoncer dans le canapé du petit nid de R. papoter, papoter, papoter. Pédaler dans la nuit.
Et puis Paris. Paris donne-moi un baiser et prends-moi dans tes bras. Les six heures de bus avec les pépettes-à-claques ainsi rebaptisées avec ma voisine de siège. Le goûter avec M. après s’être cherchées de chacun des côtés de Saint-Lazare. Nos discussions autour d’une crêpe au sucre. Lui glisser encore une fois au creux de l’oreille combien la vie est simple et tendre avec elle. Comme j’aimerai les rapatrier dans mon quotidien Z. et elle. A. et M. qui nous rejoignent. Les rues qu’on arpente pour enfin rejoindre le café puisque pour un parisien, rien n’est jamais bien loin ;)! Se rappeler en riant cet été-là au fond du coffre de feu ma ZX. On recommence quand ? Parler, parler, parler au fond de son canapé, sous un plaid. Se remémorer nos années ensemble à la fac. Et puis le temps qui passe. Les questions qu’on n’osait pas se poser par mail interposés mais auxquelles on répond volontiers les yeux dans les yeux. Découvrir un peu plus M. et le trouver juste à sa taille. Se répéter comme on est heureuse(s) de se voir heureuse(s). On y est arrivées. De bon matin, traverser la rue et me rendre à la Vilette. Sourire de voir tous ces théorèmes que j’essaie d’imprimer dans ma tête, animés, dessinés, expliqués, décortiqués. Avoir une ou deux révélations :p! Et puis, les sièges de la Géode. La dernière fois que j’étais assise là, j’avais 7 ans. Les images immenses du grand Nord, qui se déploient tout autour de moi. Avoir envie de rester là pour l’éternité à déguster toute la beauté du monde qu’on déroule en très très grand devant mes yeux. Retrouver cette douce sensation des émotions qui infusent, se logent quelque part en moi et palpitent. Quitter un peu cette peau de crocodile sur laquelle les choses glissent et/ou ricochent à leur guise. Faire des pieds et des mains pour attraper le wifi dans les couloirs. La première arrivée écrit à l’autre quelle sortie elle a prise. La retrouver sous la pluie. S’installer dans ce petit salon de thé mignonnet et ne pas en décoller de l’après-midi. Comment tu fais pour toujours…? Trembler un peu de voir que pour certaines, j’arrive encore à revêtir des allures de magicienne. Tout n’a pas disparu. Tout est encore là en fait, je le sais, je le sens. Il faut juste secouer un peu la machine. Et encore une fois,parler, parler. Autour d’un thé et d’un cookie, des vinyles au mur, de vieilles photos et d’un quelque chose de doux dans l’air. Parler d’amour, de livres, d’amitié, de déménagement, de travail,de voyage, de grandir. Ne pas voir le temps passer. Rejoindre A. au pied du carrousel. Engloutir un croque-monsieur avant de partir à la recherche du théâtre. Arriver juste à temps dans la toute petite petite salle. Un captif amoureux. Et le compositeur nouveau, me fait entendre le chant qui était depuis toujours enfermé en moi, mais silencieux.  La Saint-Valentin en amoureuses. Lire des BD pendant qu’elle dort encore. Le Bobun de midi et la dispute virulente, explosive, du couple qu’on ne voit qu’en transparence quand ils s’appuient un peu trop sur les cloisons toilées de la terrasse. Notre feuilleton du dimanche. Courir après le défilé du nouvel an chinois. Suivre les confettis. Le bubble tea. Bercy. Les six heures de bus du retour durant lesquelles j’entame la papote avec F. ma voisine, qui a lâché son boulot moisi pour suivre une formation de sophrologie. Elle et son amoureux vivent à quelques rues de chez moi où on la dépose tard dans la nuit.
La BU qui devient ma nouvelle maison. Les maths que j’apprivoise peu à peu.
Retrouver, comme un rituel, le verre partagé avec R. peu avant mon concours blanc. J’aime ces face à face qui ont parfois des allures de matchs de ping-pong. Juste avant, l’appel à ma prof de français. C’est autant une épreuve psychologique que mentale vous savez.
Le second concours blanc. Éprouvant, comme à son habitude. Rentrer en voiture avec B. et F. Aller manger indien avec l’amoureux.
L’abonnement à Carnets d’aventures trouvé sur la table du petit déjeuner et le premier numéro dans la boîte lettre. Reconnaître P. sur la couverture ! Tout petit monde, va!
En février, il y a eu, leur départ. Les photos de Sydney avant de rejoindre leur bout du monde. Mon coeur qui palpite toujours autant au souvenir de ces jours ensoleillés au creux de cette ville-là.
The Revenant au cinéma. Se bricoler des vacances d’été. En tout cas, faire des essais. Le restaurant Mexicain avec son frère. Un repas de midi pris en terrasse au soleil et celui partagé avec S. La limonade maison à volonté. Nos rires.
Il y a eu, le stage qui commence. Et les larmes qu’elle me vole encore une fois pour les dernières heures de février.

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Un commentaire

  1. Marion · mars 28, 2016

    C’est si beau… 🙂

    J'aime

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