Moi après mois – Janvier

Janvier a commencé au fond d’un lit, le corps rassasié de sommeil et de fait un peu rafistolé, même si la maladie reste capitaine à bord. Le ciel (enfin) bleu bleu d’Istanbul. La magie de Sainte Sophie. Les chats partout. La croisière sur le Boshpore. Bretzel stambouliote et thé. Je compte les graines de sésame sur la table. Grimper jusqu’à la mosquée de Soliman le magnifique. Les derviches qui tournent tournent. Et déjà le dernier jour. Le musée d’art contemporain. Le jus de grenade. Les petits tours chez le traiteur. La navette sauveuse.
Le bruch gargantuesque à l’Origo pour souffler les 27 bougies de M.. Lui, qui, un soir, ouvre la porte avec un air penaud et me dit « Je ne veux pas que tu divorces et partes avec les enfants » et la folle cavalcade à vélo qui a suivi pour rejoindre les sièges rouges du plus petit cinéma de Lyon. Aller chez l’ostéo comme on prendrait le thé avec une copine. Sentir les nœuds craquer. Uns à uns (et il y en a beaucoup). Et comprendre le pourquoi du comment grâce à Nestor-le-squelette.
Boire un verre avec R. au Black Forrest Society. Aussi insolite que saisissant.C’était bien de se dé-couvrir un peu. Mon cocktail au goût de frangipane. Les discussions avec les serveurs. Leurs nœuds papillon en bois.
M. dans mon salon pour un thé qui se termine en apéro. « Avec toi il y a, disons, un peu plus de challenge intellectuel. ».
Pédaler encore et toujours dans le froid doux de l’hiver, direction la mer, inscription écrite à la peinture blanche sur l’asphalte, qui toujours me vole un sourire.
La semaine de maladie, passée cloîtrée à la maison. Les révisions en suspens. Les vidéos didactiques magiques. L’accent québécois parfois. Passer mon premier concours blanc et en ressortir lessivée. Et des notes mitigées. Fouiller et trouver un regain d’énergie pour l’aider à souffler ses 24 bougies.
La matinée passée à lui confectionner un dernier colis avant qu’elle s’envole pour l’autre bout du monde. Avant de vivre nos vies en décalé. Retrouver la joie volage des petits bricolages. Ses larmes.
Le ciné-brunch partagé avec S. et C. Le déjeuner au goût d’Amérique latine pour nos 3 ans. La carte pop-up hom(m)e made à croquer. Le thé et la papote avec A. dans le salon de thé souterrain. Le rythme de travail enfin attrapé. B. qui m’épaule dans l’aventure. C. qui fait signe, de loin, temps à autre. Le repas pour notre PACS, dans cet endroit qu’on aime beaucoup et qui nous a déjà accueilli pour les dates à cercler de rouge. Les dictées le soir.Les temps de midi avec lui, à faire les boutiques. Notamment celui où on a dévalisé Sinequanone pour ravauder mon sourire. Pour que je me sente un peu plus femme et un peu moins enfant.
Le repas d’anniversaire de mes grands-parents totalement improvisé mais au combien réussi. R. à la maison et la papote endiablée sur tous les sujets de l’univers.
En janvier, j’ai pleuré, beaucoup, au fond d’un lit, dans le hall de Pôle Emploi, sur un quai de gare, dans un train, dans ses bras, dans la rue, dans la nuit noire, dans un canapé. D’abord rien que des petits sanglots, des soubresauts qui tordent le corps, la bouche qui grimace, mais peu d’eau qui s’échappe. Et puis j’ai pleurer des lacs entiers. Un ou deux océans, peut-être. De la perdre. De me perdre. Et soudainement, aller mieux. Tenir un peu plus droit. Me regarder en face.
Les chocolats au fond d’un café avec L. Le traditionnel bo bun. L’adorable théière-plante acheté chez Les petites chouettes. Se faire inviter au restaurant par papa-maman. Le dernier Mathias Malzieu le jour de sa sortie en librairie. Et ces bottines bordeaux, parfaites. Le bruit de leurs talons sur le bitume qui suffit à me faire sourire.
Février n’a qu’à bien se tenir 😉

 

 

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